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Fernand Jeitz, le roc luxembourgeois

Pendant dix saisons, il a été, avec un réel bonheur, le chef de défense du FC Metz symbolisant parfaitement l’apport du football grand-ducal au club à la Croix de Lorraine. Parcours.
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« J’ai commencé le football à Aris Bonnevoie à
l’âge de 10 ans environ et j’y suis resté jusqu’au
moment où le président Molinari m’a contacté. Les
dirigeants messins étaient venus voir une nouvelle fois Johnny Léonard
lors de la finale de Coupe que Union Luxembourg jouait contre nous…et
que nous avons du reste perdue ! Je pense par contre que cela s’était
plutôt bien passé pour moi d’où cette approche messine
dès la semaine suivante. J’ai demandé à réfléchir
quelques jours et j’ai finalement dit O.K. C’était le début
d’une nouvelle ère au FC Metz sous la conduite de M. Molinari
et j’ai de suite trouvé ma place dans un effectif qui avait été
sensiblement modifié après l’accession en Division I.
Finalement j’y suis resté jusqu’au terme de la saison 1976-1977.
J’avais été victime d’une rupture du tendon d’Achille
au pied droit lors d’un match amical à Nancy à la fin
de la saison précédente. J’ai donc été arrêté
six-sept mois mais j’ai effectué la seconde partie de saison
avant de quitter Metz où j’avais entre-temps acheté un
appartement et où mes deux enfants ont vu le jour. »

Difficile d’imaginer aujourd’hui une telle continuité dans
une carrière où les joueurs changent fréquemment de casaque.
A l’époque l’attachement au maillot avait un sens…cela
a surtout permis à Ferdi, comme tout le monde l’appelait affectueusement,
d’emmagasiner des souvenirs qu’il feuillette avec plaisir bien
des années plus tard : « Il faisait bon vivre à Metz et
je pense pouvoir dire que nous formions une bonne équipe, pratiquant
un jeu de qualité appuyé sur une organisation difficile à
prendre en défaut par l’adversaire. J’y ai connu quelques
très bonnes saisons même si aucun titre n’est venu nous
récompenser. J’ai vu passer beaucoup de bons joueurs comme Robert
Szepaniak, Gérard Hausser, le duo Braun-Curioni à l’efficacité
redoutable ou encore Bernard Blaut, l’international polonais, Claude
Hausknecht et ses compères de la ligne intermédiaire André
Betta et André Coustillet. Croyez-moi il y avait de la qualité
et de l’expérience. »

Ferdi Jeitz fut capitaine de cette équipe pendant cinq saisons et se
souvient aujourd’hui avec humour de la légende qui lui collait
aux basques : on disait que le libero messin commettait une « boulette
» par rencontre et qu’ensuite on était tranquille ! Il
ne le dément pas apportant toutefois une précision : «
J’avais tendance à verser dans la facilité à un
poste qui ne le permettait pas. Je voulais toujours tenter des trucs que l’on
peut faire en milieu ou devant mais pas derrière où, comme pour
le gardien, l’erreur est souvent payée cash ! »

Cela n’empêche pas les spectateurs de cette période de
s'en souvenir avec plaisir.

Reconversion réussie

La (longue) parenthèse messine refermée, Fernand
Jeitz a donné une autre orientation à sa vie…sans abandonner
le football en particulier, le sport en général.

« La blessure au tendon est arrivée au mauvais
moment, m’obligeant à interrompre mon séjour à Metz.
J’avais eu du mal à revenir mais pour autant je n’avais pas
envie d’arrêter le football de bon niveau. D’où les
deux saisons passées au FC Thionville jusqu’à son accession
à la Division II. Mais je n’étais pas parti de Metz les
mains vides car le président Molinari m’avait proposé de
prendre la direction de Trasolux, une entreprise de transports qu’il possédait
au Luxembourg. J’ai dit oui sans hésiter et je me suis formé
sur le tas, quelque peu aidé par les cours de gestion et de comptabilité
que j’avais pris à Metz, avec d’autres durant deux ans. Cela
s’ajoutait à une formation en électromécanique. Je
suis devenu en quelque sorte un autodidacte du transport. Finalement j’ai
passé 27 années à Trasolux, vivant les différents
chocs pétroliers avec les incidences que cela impliquait puis il a fallu
s’adapter à l’ouverture des frontières en 1993 qui
a totalement libéré la concurrence étrangère. Cela
ne m’a pas empêché d’apprendre en permanence en bénéficiant
en particulier du soutien de M. Marcel Auburtin, le responsable comptabilité
de la SODIMA de M. Molinari. Cela m’a permis de rester aussi longtemps
en place dans cette entreprise de 60 personnes spécialisée dans
le transport des matières dangereuses. »

Pour autant, malgré ces responsabilités dans le civil, Ferdi Jeitz
ne rompt pas avec le sport. Après l’intermède thionvillois
et une nouvelle blessure au tendon d’Achille du pied gauche cette fois,
il retrouve Aris Bonnevoie comme entraîneur-joueur, connaissant même
la Coupe d’Europe, avant d’opter pour le club de Mamer, la ville
où il réside et où il arrête sa carrière de
joueur à 38 ans, pour faire encore un tour du côté de l’Aris,
cette fois comme entraîneur avant de tirer sa révérence
à 45 ans.

Mais le sport tient une place à part dans sa vie et il préside
désormais aux destinées du club de volley de Mamer. Pour autant
il n’a jamais coupé les ponts avec le FC Metz : « J’ai
toujours eu des abonnements et j’ai bien évidemment gardé
le contact avec le président. » Plus encore depuis quelques semaines
où Carlo Molinari a « mobilisé » quelques anciens
(J-P Scheid, B. Zénier, Ph. Gaillot et bien sûr Ferdi Jeitz) pour
les matches à l’extérieur « peut-être pour maintenir
le lien entre les générations. »…et cela marche plutôt
bien avec une victoire à Montpellier et des nuls à Nantes et Guingamp.
C’était sans doute l’effet recherché.



Fernand Jeitz en bref



Né le 29 septembre 1945 à Luxembourg.

Pré-retraité.

A joué à Aris Bonnevoie, FC Metz (1967 à 1977) FC Thionville (deux ans).

Entraîneur-joueur à Bonnevoie puis à Mamer.

Président du club de volley-ball de Mamer.

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