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Mes années Grenat... Bernard Zenier

Aujourd’hui membre de la cellule de recrutement du FC Metz, Bernard Zénier revient sur ses années de joueurs, auréolées d’une Coupe de France en 1988. Une carrière qu’il termina en Lorraine dix-sept ans après y avoir débuté.
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Quels souvenirs avez-vous de
votre premier match au FC Metz (16 août 1974) ?

Bernard Zenier : « D’excellents puisque j’ai
inscrit à cette occasion mon premier but en Division 1 alors que je n’avais
pas encore dix-sept ans. C’était un match contre Lyon et nous avions
gagné 3-1, j’ai débuté la partie et marqué
le troisième à quelques minutes de la fin du match. Un mois plus
tard, j’en ai inscrit deux contre Nantes à Saint-Symphorien. »

Comment aborde-t-on le championnat
de Division 1 lorsqu’on a seulement 17 ans ?

B.Z : « C’était un rêve pour moi de
jouer en D1 et les jours précédents mon premier match, je ne pensais
qu’à ça. Je ne dormais plus la nuit. Sur le terrain, les
2-3 premières minutes sont propices à l’appréhension,
on a du mal à prendre ses marques. Après, on joue sans penser
à autre chose. Je ne crois pas que j’étais insouciant à
cette époque, c’était dans l’air du temps de débuter
si jeune. Nous étions plusieurs de la même génération
à débuter à cet âge : Michel Ettorre, Patrick Battiston…
Mais le plus dur pour un footballeur, c’est de confirmer. Et quand je
dis ça, je ne parle pas de tenir pendant un an mais de réussir
à faire une carrière d’au moins dix ans sans accroc. »

Trois ans après vos débuts,
vous découvrez la sélection nationale. Etait-ce une surprise pour
vous ?

B.Z : « On est toujours surpris lorsque le sélectionneur
fait appel à vous pour la première fois. J’ai joué
dans toutes les catégories de l’équipe de France et c’est
à dix-neuf ans que je revêt le maillot des « A » avec
une grande fierté. En fait, Michel Hidalgo m’avait sélectionné
après un match de Coupe de France avec le FC Metz contre Chaumont (D2).
Nous avions gagné 5-2 et j’avais marqué les cinq buts de
mon équipe. Cette première cape est un souvenir mémorable
puisque nous affrontions l’Allemagne de l’Ouest championne du monde
1974. Nous avions gagné 1-0 grâce à un but d’Olivier
Rouyer pour le dernier match international du « Kaiser », Franz
Beckenbauer. J’ai joué trente minutes ce soir là au Parc
des Princes et cela restera un grand souvenir. »

Quel regard portez-vous sur le
FC Metz aujourd’hui ?

B.Z : « Bien sûr, je suis très attristé
par la descente du club en Ligue 2. A l’époque, on se réjouissait
de voir Metz et Nancy en première division pour jouer le derby et que
la Lorraine soit bien représentée. L’an prochain, ce ne
sera plus le cas. J’espère ardemment que le club remontra très
rapidement en Ligue 1. »

Quelle différence flagrante
observez-vous entre le football de votre époque et celui d’aujourd’hui
?

B.Z : « L’argent a changé la donne. Il y
a trente ans, les gros clubs avaient deux fois le budget des petits clubs alors
qu’aujourd’hui, un club comme l’Olympique Lyonnais a quasiment
dix fois le budget du FC Metz. Il devient plus difficile de rivaliser et d’être
compétitif pour un club comme le nôtre. Il y avait aussi plus de
joueurs du cru dans les équipes. Mais est-ce une explication valable
? Il est vrai aussi qu’à l’époque, après chaque
match, nous nous voyions à sept-huit pour aller au restaurant. Les joueurs
le font-ils encore aujourd’hui ? Et si ce n’est pas le cas, ce phénomène
a-t-il vraiment une incidence sur le terrain ? C’est difficile de répondre
à toutes ses questions… »

Ce que vous avez vécu
lors de vos passages à Bordeaux et Marseille était-il foncièrement
différent de ce que vous avez connu en Lorraine ?

B.Z : « Ce n’est pas la même planète.
A Bordeaux, le président Bez venait régulièrement nous
voir en nous mettant la pression : il faut être champion ! Nous avions
un effectif important et la seule ambition du club était le titre. Je
n’y suis resté qu’une saison et nous avions rempli notre
objectif. A Marseille, c’était encore différent car le club
remontait de division 2. La pression venait plus du public et de la presse régionale.
»

En tant qu’ancien attaquant,
quel est votre sentiment sur le manque de spectacle sur les stades de Ligue
1 ?

B.Z : « Le football a changé et cette évolution
touche aussi les systèmes tactiques. Les défenses françaises
sont mieux organisées qu’à notre époque et cela devient
plus difficile pour les attaquants de se procurer des occasions de buts. Concernant
les idées de bonus proposées par Michel Hidalgo, je serai favorable
à une option qui rajouterait un point à une équipe qui
gagne par trois buts d’écart. L’état d’esprit
changerait peut-être. Cela mérite réflexion. »

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