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La coupe est pleine

Metz avait toutes les apparences de la victime idéale. Le terrain a confirmé ce funeste présage. La maladresse des attaquants ardennais n’eut pas de conséquence, Belhadj volant à leur secours à l’heure de jeu.
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Vide aux deux tiers, le stade Louis Dugauguez devrait prochainement
se remplir. Sauf miracle, Saint-Symphorien subira l’effet inverse à
l’occasion de la venue d’Ajaccio dans deux semaines. Les Grenats,
battus le plus logiquement du monde par Sedan, perdent leurs fidèles
au fil des désillusions. Il étaient encore plusieurs centaines
à faire le voyage dans les Ardennes, combien seront-ils à traverser
la France samedi pour se rendre à Rennes ? Bien peu, sans doute. Les
raisons se trouvent sur le rectangle vert, où la formation de Joël
Muller n’a que trop rarement montré sa capacité à
contester la qualification sedanaise. Dans un premier temps, Agassa a sauvé
les meubles, mettant en échec des sangliers déjà peu adroits
devant la cage. Le courage et l’abnégation de Proment, qui a sauté
dans la brèche en raison du forfait de Méniri, n’ont pas
suffi à stabiliser une arrière-garde lorraine inédite.

Disposés en 3-5-2, les Messins n’inquiétèrent Regnault
qu’en fin de première période, quand Obraniak servit idéalement
Tum. Malheureusement, le Camerounais croisait trop sa frappe (41°). A vrai
dire, l’efficacité n’était pas le terme en vogue du
premier acte puisqu’à ce niveau, Sedan avait fait pire. Mokake
(10° et 42°), Sabin (21° et 35°) s’étaient en effet
retrouvés dans des positions idéales pour marquer. Sans compter
qu’Agassa avait sorti un coup-franc à la trajectoire vicieuse de
Stéphane Noro (23°) ainsi qu’une autre tentative de Sabin (13°).
Le score nul et vierge en vigueur lorsque la pause fut atteinte ne semblait
pas pouvoir tenir quatre-vingt dix minutes.

Il fallut moins d’un quart d’heure à Sedan pour confirmer
cette impression. La tonique triplette offensive de Serge Romano ne parvenant
pas à faire trembler les filets, le latéral gauche Nadir Belhadj
s’y colla. D’une frappe à ras de terre, il trompait finalement
Agassa (1-0, 59°). Dès lors, les signes d’un sursaut d’orgueil
pointèrent chez les Jaunes. Mais cela ne suffit pas à égaliser.
N’Diaye vit sa frappe du gauche terminer dans le petit filet (60°).
Quant à Hervé Tum, il hérita d’un ballon relâché
par Regnault mais restait les crampons plantés dans la pelouse (76°).
Les entrées d’Ahn puis Gueye n’y changèrent rien.
Les fans sedanais pouvaient fêter leur victoire, ils ne l’avaient
pas volé. « Marre d’être humiliés », scandaient
leurs hôtes d’un soir. C’est long, une saison...

La feuille de match

Seizième de finale de la Coupe de la Ligue, Sedan 1-0 Metz (0-0)

Stade Louis Dugauguez, mercredi 26 octobre 2005

Arbitre : Monsieur Layec

But :

Sedan : Belhadj (59°)

Avertissements :

Sedan : Ciani (62°)

Metz : Paisley (55°)

Les équipes :

Sedan : Regnault – Ducourtioux, Ciani, Henin, Belhadj – Neumann,
Noro (Amalfitano 71°), Mendy – Mokake, Sabin (Gagnier 84°), Boutabout

Metz : Agassa – Borbiconi, Proment, Paisley – Béria, Ouadah,
Djiba, Obraniak, Huszti (Ahn 74°) – N’Diaye (Gueye, 66°),
Tum

Les réactions

Ludovic Obraniak : « Il y a beaucoup de dépit
encore une fois. Mais au vu de ce match, Sedan mérite sa victoire. Il
aurait été logique qu’ils mènent à la mi-temps.
Nous n’avons pas été en mesure de les mettre en difficulté.
Je ne suis pas découragé car la roue tourne dans le football mais
ce soir, je suis abattu. C’est une défaite de plus, ça devient
une habitude et ça commence à me gonfler. »

Grégory Proment : «
Ce match est dans la lignée de ce que nous faisons depuis le début
de la saison. Sedan est une équipe de Ligue 2 qui va monter. Il n’y
a pas à rougir d’une défaite contre ce genre d’équipe.
Quand nous étions à l’étage inférieur, nous
avions bien battu des formations de Ligue 1. Dans le vestiaire, nous parlons
mais il faut agir. Aujourd’hui, il nous faut tous balayer devant notre
porte. »

Joël Muller : « J’ai
un sentiment de frustration. Nous sommes obligés de faire des constats
négatifs à chaque rencontre. Je déteste la défaite
et je n’en ai jamais connu autant dans ma carrière. Nous avons
été malmenés par des attaquants rapides, fait preuve de
naïveté envers eux. Des garçons découvrent ce que
sont l’échec et la difficulté. C’est dans ces moments
que l’on s’aperçoit également de leur véritable
valeur. L’image du FC Metz est ternie en ce moment, nous avons envie d’en
donner une autre dans les mois qui viennent. »

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