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Où en est Renouard ?

Blessé à deux reprises depuis le début de l’exercice en cours, Sébastien Renouard est réapparu face à Lille le week-end dernier. Si la question de son état de forme reste entière pour l’instant, son implication au sein du groupe ne fait pas débat.
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« 2007, c’est mon année. »
Sébastien Renouard, le "gosse" du CS Blénod redécouvre
un environnement oublié, celui du bungalow réservé aux
journalistes, et attaque sa première interview de la saison déterminé.
D’une part, à offrir son concours sportif au renouveau messin ;
d’autre part, à laisser derrière lui les moments de galère
liés aux blessures qui ont émaillé une année 2006
en demie teinte.

Francis De Taddeo sait à qui il a affaire. Lorsqu’il portait la
casquette de directeur du centre de formation, il a largement contribué
à l’ascension du joueur jusqu’au groupe pro. «
Il a été malheureux jusqu’à maintenant,
commente-t-il.
J’espère qu’il va nous faire une bonne deuxième
moitié de saison. C’est un garçon possédant une bonne
base technique, redoutable devant le but et bien doté physiquement. Avec
les jeunes, il tournait constamment à dix, douze buts en vingt matches.
»
Dans l’immédiat, ce retour permet au coach messin
de mettre en place un roulement entre ses jokers offensifs. Stratégie
qui a d’ores et déjà porté ses fruits, Momar N’Diaye
ayant fait bon usage de sa récente titularisation au sein de l’équipe
B en marquant par deux fois à Lens. Renouard présente également
l’intérêt de ne pas avoir encore 23 ans, ce qui l’autorise
à jouer jusqu’à 45 minutes en pro et un match complet en
CFA le même week-end.

Désormais libéré de tout problème physique, le milieu
/ attaquant revient sur cette période noire avant d’évoquer
son avenir et ses aspirations.

Sébastien,
comment avez-vous vécu cette première partie de saison ?

Sébastien Renouard : « Bien plus facilement que
l’épilogue de la saison dernière. Même si j’étais
blessé, je n’étais pas à l’écart. Ceux
qui ne jouent pas font partie intégrante du groupe. J’ai la sensation
d’avoir contribué à créer quelque chose. En début
de saison, avec plusieurs autres joueurs, nous nous étions donnés
pour objectif de lancer une dynamique. C’est passé par l’intégration
des recrues et je pense avoir tenu un rôle par rapport à cela.
Aujourd’hui, la machine est lancée et le plus gros danger, c’est
nous-mêmes. Il faut être conscient de nos forces et de nos faiblesses,
voir plus loin que cette saison. Nous devons avoir pour ambition de développer
quelque chose, à l’image de ce qu’a réussi le LOSC.
»

Malgré tout, vous avez
vécu la plupart des matches sur le banc ou en tribune. Déçu
?

S.R. : « J’avais l’ambition de jouer et je
l’ai toujours. Je dois simplement attendre mon heure. Il y a un temps
pour tout. Au cours d’une saison, il y a des blessures, des suspensions,
des changements tactiques. Le football est fait de beaucoup d’aléas.
Lorsque la chance tourne, il faut être prêt à s’engouffrer
dans la brèche. Je vais continuer à préparer patiemment
mon retour afin de répondre présent si on décide de faire
appel à moi. »

On vous sent beaucoup plus philosophe
qu’après l’annonce de votre blessure…

S.R. : « Quand la blessure intervient, c’est très
difficile à vivre. De plus, j’avais déjà eu pas mal
de problèmes. Avant de rechuter, cela faisait deux/trois matches que
je me sentais bien, que ce soit avec la CFA ou avec les pros. Pour moi, cela
représentait un nouveau coup d’arrêt. Je m’aperçois
aujourd’hui que j’ai appris beaucoup de cet épisode sur le
plan personnel : comment se gérer, savoir prendre du recul, ne pas répéter
les mêmes erreurs. Chaque coup dur apporte son lot d’enseignements
à retenir. »

En voyant vos coéquipiers
en pleine réussite, étiez-vous inquiet pour votre place au sein
de l’équipe ?

S.R. : « Non, c’est au contraire agréable
de voir l’équipe tourner. Intégrer une formation en confiance
est plus facile. Les joueurs vous mettent tout de suite dans les meilleures
conditions. Et on peut aussi profiter du fait qu’il n’y ait pas
urgence pour se remettre d’aplomb complètement. L’an dernier,
ce n’était pas le cas. A peine remis, on était tout de suite
sollicité car il y avait urgence et que l’équipe ne gagnait
pas. La bonne ambiance actuelle fait que personne n’a le sentiment d’être
exclu. Cet état d’esprit nous permet d’être là
où nous sommes actuellement. Jusqu’à maintenant, le onze
de départ a peu bougé mais croyez-vous que ceux qui en font partie
seraient aussi performants si leurs concurrents ne poussaient pas derrière
? »

Vous faites partie d’une
génération de jeunes joueurs présents dans le groupe pro
depuis plusieurs saisons. Est-ce le moment pour vous d’en devenir les
leaders ?

S.R. : « Le club nous avait déjà fait ressentir
à l’intersaison qu’il comptait beaucoup sur nous pour tenir
ce rôle de locomotives et cela continue. Nous avons actuellement l’exemple
de ‘Ludo’, qui attise les convoitises. Il est train de prendre de
l’ampleur. Cela prouve que c’était une bonne décision
de lui donner plus d’importance. Personnellement, on m’a proposé
une prolongation de contrat. Le projet me plaît et on m’a montré
une véritable envie de me garder. C’est le signe d’une confiance
que j’ai envie de rendre au FC Metz. Je me sens capable d’assumer
plus de responsabilités. »



"Depuis fin Novembre, j’ai fait une préparation énorme.
Avec Jeremy Moureaux, on n'arrête pas."

Au cours de votre formation,
vous n’aviez pas eu de gros problèmes physiques. Comment expliquer
la succession de blessures que vous avez subies ces derniers temps ?

S.R. : « Je suis arrivé assez tôt dans le
groupe professionnel. J’ai d’abord commencé par faire beaucoup
de banc. Ensuite, j’ai vécu une période où j’étais
toujours titulaire à des postes et dans des contextes où je ne
pouvais pas me permettre de m’économiser. Je n’étais
peut-être pas prêt sur le plan physique à répondre
à ces exigences. Je n’ai pas su me gérer, j’étais
jeune et plein de fougue. Depuis fin Novembre, j’ai fait une préparation
énorme. Avec Jeremy Moureaux, on n'arrête pas. Maintenant, j’arrive
à encaisser les séances sans avoir de courbatures. Je me sens
vraiment bien physiquement. Après, c’est le jeu et le terrain qui
me permettront de retrouver mon meilleur niveau. »

Plus jeune, vous évoluiez
en pointe. Depuis, vous avez goûté à différentes
positions. Laquelle vous convient le mieux ?

S.R. : « Ma préférence est d’évoluer
en attaque mais tous les postes me plaisent à partir du moment où
ils sont portés vers l’offensive. Chacun a ses avantages et ses
inconvénients. J’aimais jouer devant car j’étais amené
à marquer beaucoup de buts. Ensuite, sur le côté, j’ai
apprécié le fait d’avoir de l’espace et d’être
face au jeu même s’il a fallu que j’apprenne à défendre.
Puis j’ai aussi évolué juste derrière les deux attaquants.
Là, ce qui est bien, c’est d’être entre deux lignes.
Cela permet de faire ce qu’on veut. On a une plus grande liberté.
»

Cette polyvalence peut-elle jouer
en votre faveur alors que les places dans le onze de départ sont chères
?

S.R. : « Les places sont chères mais ne sont pas
pour autant acquises à l’année. Je remarque que depuis quelques
matches, nous avons moins de situations de but. L’équipe vit peut-être
une petite baisse de régime. Il en survient toujours au cours d’une
saison. C’est à nous, remplaçants, d’apporter de la
fraîcheur et du sang neuf à ce moment-là. Jusqu’à
maintenant, les titulaires ont toujours été en bonne forme, ils
ne se sont pas blessés et ils parviennent à répéter
les efforts. Mais on ne doit pas s’arrêter à cela, il y a
encore beaucoup à travailler. Contre Lille, la décision s’est
faite sur des détails, mais on a tout de même senti qu’il
nous manque quelque chose pour évoluer en Ligue 1. Il y a un fossé
entre les deux niveaux. Je fais partie de ceux qui ont connu la division supérieure,
je suis bien placé pour savoir que le jeu y est complètement différent.
C’est d’ailleurs notre devoir de mettre en garde nos coéquipiers
à ce sujet… »

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