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Joël Muller rempile pour quatre ans

En poste depuis 2001, Joël Muller a été réélu président de l’Union Nationale des Entraîneurs et Cadres Techniques du Football. Une fonction parfois méconnue, mais qui passionne l’actuel conseiller du président du FC Metz.
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Lundi dernier, vous avez été réélu président de l’UNECATEF. Vous y attendiez-vous ?

Joël Muller : « Dès lors que l’on se présente à une élection, on ne peut jamais être certain du résultat final. Je suis en place depuis onze ans maintenant, et parfois, les gens ont envie que les choses changent, comme nous avons pu le voir dans d’autres circonstances récemment. A l’UNECATEF, nous avions surtout besoin de renouveler le comité directeur. Etant donné que notre nombre d’adhérents est passé de quatre-vingt à sept cents en une dizaine d’années, les besoins sont beaucoup plus importants aujourd’hui. Sur les vingt-sept candidats en lice, vingt se sont détachés assez largement. Ensuite, il a fallu élire le président. Nous n’étions pas beaucoup à pouvoir prétendre à ce poste car certains étaient nouveaux et d’autres étaient encore en activité professionnelle sur les terrains. J’ai donc été réélu à l’unanimité. »

Etait-ce une campagne difficile à mener ?

JM : « Non, c’est une question de confiance. Il y a dix ans, lorsque j’ai pris la place de Guy Roux, je n’avais pas trop apprécié la manière dont cela était arrivé car une fronde avait été menée contre lui. Si cela avait été le cas aujourd’hui, et si vraiment il y avait eu de la part des entraîneurs une volonté de rejet, je ne serais pas resté président bien évidemment. »

Quels sont les arguments sur lesquels vous avez fait campagne cette année ?

JM : « L’argument essentiel, et prioritaire, c’est l’emploi. Sur les sept cents membres actuels, il y a à peu près cent cinquante personnes sans emploi. Compte tenu des problèmes économiques actuels, il y a de plus en plus d’entraîneurs formés, mais de moins en moins d’ouvertures pour eux. Il faut alors se tourner vers l’étranger. Notre grande priorité dans les quatre saisons à venir est ainsi d’ouvrir des postes supplémentaires dans tous les pays du monde. Un autre point important est de participer à l’évolution du football dans la mesure le métier d’entraîneur a beaucoup changé. Nous devons faire en sorte que les entraîneurs soient par exemple encore plus performants au niveau de la communication. Il est également question de défendre le statut d’entraîneur, même si c’est quelque chose qui se fait depuis longtemps. Il y a trois syndicats qui existent aujourd’hui, dont un qui a nous a rejoint il y a six mois, le Syndicat des Cadres Techniques Régionaux de Ligues et de Districts. J’espère maintenant que le Groupement des Educateurs de Football va intégrer également l’UNECATEF de manière à ce que nous ne représentions plus qu’un seul syndicat devant les employeurs. Un autre de nos objectifs est aussi d’obtenir une commission des entraîneurs dans le cadre de l’UEFA, et donc de créer ainsi un syndicat européen. »

Ce projet de création de syndicat à l’échelle européenne est-il en bonne voie ? Ou est-ce encore à l’état embryonnaire ?

JM : « Ce n’est pas simple car il y a beaucoup de différences suivant les pays. Dans certains, comme le nôtre, le syndicat est bien développé et cela depuis près de trente-cinq ans, alors que dans d’autres, ils débutent seulement dans le domaine. Il faut trouver les personnes qui ont une véritable capacité d’engagement car parfois les présidents de clubs voient les syndicalistes d’un mauvais œil. Il arrive également que dans certains pays, cela n’existe pas du tout. Dans ce cas, nous devrons alors dans un premier temps les aider à créer leur syndicat. »

Y a-t-il eu beaucoup de changements au sein du comité directeur ?

JM : « Il est presque renouvelé à 50%. Il y a eu notamment l’arrivée de garçons issus du football professionnel comme Claude Puel, qui a toujours participé à toutes les réunions, ou Philippe Hinschberger. Nous avons aussi voulu avoir des experts dans différents domaines, et en particulier dans le secteur amateur.  Il y a Richard Dezire, l’entraîneur de Raon-L’étape, qui nous a rejoints, mais également Didier Christophe. Ce sont des garçons avec des idées, de la disponibilité et de l’engagement. C’est ce qu’il nous a manqué ces dernières années. »

Raymond Domenech fait partie de ce comité directeur. Etait-ce déjà le cas avant les élections ?

JM : « Oui, Raymond était trésorier depuis une dizaine d’années, il poursuit donc sa tâche. Toutefois, je ne sais pas s’il occupera encore la même fonction car pour l’instant seuls le président et le vice-président délégué, Pierre Repellini, ont été élus. Le bureau sera fixé lors de notre prochain comité. »

Lorsque vous êtes devenu président en 2001, l’UNECATEF avait un seul salarié. Aujourd’hui, il y en a quatre. Pour mener à bien toutes les missions évoquées, l’UNECATEF va-t-elle être amenée à se développer encore davantage ?

JM : « Oui, et en particulier en ce qui concerne le poste de président. Depuis quelques années, les adhérents souhaitaient que le président soit salarié à temps plein. C’est quelque chose que j’ai toujours repoussé afin de garder une certaine indépendance. Il se trouve qu’aujourd’hui, la demande a été formulée de nouveau par les adhérents. Dans les deux ou trois mois qui viennent, le comité directeur et moi-même devrons alors décider si je deviens salarié du syndicat, et auquel cas ce sera mon unique préoccupation et activité. »

A titre personnel, pourquoi vous impliquez-vous autant dans ces missions ? Est-ce une vocation ?

JM : « J’ai toujours dit qu’être entraîneur, c’est un peu comme être curé ou prêtre. Il faut aller vers ses ouailles, c'est-à-dire les joueurs, et être à leur disposition. Même si, évidemment, on ne doit pas tout leur laisser faire. Lorsque que j’étais joueur, j’ai été très tôt adhérent à l’UNFP. J’ai d’ailleurs même participé au comité directeur. Depuis, l’intérêt des autres continue de m’intéresser et je dois avouer que si je n’avais pas été dans le football, je pense que j’aurais fait de la politique. Maintenant que j’arrive à un certain âge, j’essaie de donner un coup de main à ceux qui débutent dans la profession. C’est quelque chose qui me passionne, de pouvoir aider et accompagner les entraîneurs, surtout ceux qui sont en difficultés. »
 

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