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Simone Gomes Jatoba : "Garder les pieds sur terre"

Ce dimanche, les Messines peuvent valider leur montée en Division 1 en cas de nul ou de victoire sur la pelouse du Stade de Reims. Avant ce rendez-vous important, entretien avec la capitaine de l’équipe, Simone Gomes Jatoba. 

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Vous avez réalisé 95% du travail, il ne reste « plus qu’à » conclure ce dimanche.*

Simone Gomes Jatoba : « Oui, mais il faut encore le réaliser. Tant que nous n’avons pas validé notre objectif à 100%, tout est encore possible. Il faut continuer à travailler pour aller chercher ce point qu’il nous manque. Même si un nul nous suffit, on va jouer pour gagner. A chaque fois que l’on rentre sur le terrain, c’est pour gagner. Ce ne sera pas différent ce dimanche. L’objectif reste de monter, le plus tôt sera le mieux. »

Pour vous assurer du titre, il vous faudra faire un résultat sur la pelouse du Stade de Reims, une équipe qui ne vous a pas forcément réussi cette année.  

S. G. J. : « C’est vrai. Au mois de juin, nous avions perdu contre elles en amical. Je n’avais pas participé au match mais les filles m’avaient expliqué que la rencontre avait été très compliquée. On en a eu la confirmation au match aller qui a également été difficile (1-1). Cependant, je pense que peu importe l’adversaire, c’est à nous de nous imposer. On s’attend à un match dans le style d’un Derby, c’est à nous de faire le job. »

Depuis le début de la semaine, ressentez-vous une excitation supplémentaire dans le groupe avec cette possibilité d’être titrées ce dimanche ?

S. G. J. : « Non, pas forcément. On reste simplement concentrées sur notre travail. Par expérience, je sais que si l’on commence déjà à penser au titre, il y a de fortes chances que cela se passe mal. Il faut garder les pieds sur terre et continuer à travailler. Quand notre but sera atteint, alors on pourra être contentes et profiter. »

Si vous aviez à comparer la saison de la montée en 2015/2016 avec l’exercice actuel, diriez-vous qu’il y a certaines similitudes ou pas du tout ?

S. G. J. : « Cette année, je trouve que l’équipe est plus mature et plus forte mentalement. Même si nous avons perdu un match en championnat, cette défaite nous a servies pour grandir. Nos résultats démontrent le travail effectué par toutes les filles. Je suis vraiment contente du groupe. »

En plus du titre, vous êtes-vous fixées de remporter les quatre derniers matches de la saison et ainsi terminer avec une seule petite défaite au compteur ?

S. G. J. : « Évidemment, on a envie de remporter chaque match ! Après, le premier objectif a toujours été et reste de monter en D1, après si on peut remporter nos quatre derniers matches… Ce serait vraiment bien pour tout le FC Metz et une belle récompense pour l'équipe. »

Vous parliez d’une certaine maturité dans l’équipe, on pourrait également y ajouter une certaine force de caractère, non ? 

S. G. J. : « C’est vrai ! A mon avis, les deux données sont liées. Les années précédentes, lorsque l’on encaissait un but, les filles avaient tendance à baisser la tête. Aujourd’hui, c’est différent. On sait que l’on a la capacité de revenir dans le match et de se battre jusqu’au bout. »

Vos matches sont souvent spectaculaires avec beaucoup de buts marqués. Est-ce le côté brésilien de votre équipe ?

S. G. J. : « Je suis la seule brésilienne de l’équipe mais je suis défenseure (rires). Non, plus sérieusement, c’est une bonne chose. Si on marque beaucoup de buts, c’est que l’équipe travaille bien et est en confiance. Cependant, l’important reste avant tout de gagner, peu importe le nombre de buts. Au final, ça rapporte toujours trois points. »

Personnellement, avec vos 37 ans, vous êtes la doyenne de l’équipe. Vous considérez-vous un petit peu comme la « maman » de ce groupe très jeune ?

S. G. J : « C’est vrai, certaines pourraient presque être mes filles (rires). Vis-à-vis de ce rôle-là, je reste très tranquille. Je ne suis pas du genre à aller voir tout le temps les filles en leur disant de faire comme ceci ou comme cela. J’observe plus que je ne parle. Si je vois quelque chose qui ne me plaît pas je vais le dire si j’estime que c’est le bon moment. J’ai la chance de pouvoir me servir de mon expérience. Je suis à disposition de l’équipe s’il y a besoin d’un conseil que ce soit sur ou en dehors du terrain. Après jouer le rôle de maman, je ne suis pas encore tout à fait prête (rires). »

Avez-vous une attention plus particulière pour les très jeunes joueuses qui évoluent au même poste que vous à l’image d’une Célia Rigaud, par exemple ?

S. G. J. : « Oui, c’est important pour moi de leur transmettre mon expérience. J’essaye de beaucoup communiquer pendant les rencontres sur le placement notamment. Elles-mêmes viennent aussi me demander à quel moment il faut sortir, rester en place, calmer le jeu… Cela me paraît important car ce sont elles la relève. »

Depuis plusieurs matches, vous formez la charnière centrale avec Mélissa Godart, l’une des autres joueuses les plus expérimentées de l’effectif. Est-ce important dans ce secteur de jeu d’avoir une certaine maturité ? 

S. G. J. : « Mélissa évoluait plus au poste de milieu défensif mais elle a reculé d’un cran pour pallier à certaines absences à un moment. Je m’entends très bien avec elle. Pour moi, c’est une bonne chose d’avoir une autre joueuse d’expérience et de qualité avec moi. Peu importe ensuite si elle évolue en défense ou au milieu. »

Un mot tout de même sur la sélection brésilienne. Que retenez-vous de vos années avec la Seleção ?

S. G. J. : « J’ai vécu beaucoup de choses en sélections. Je suis plutôt satisfaite de ce que j’y ai accompli. Maintenant, c’est derrière moi. J’ai eu la chance de faire deux Coupe du Monde et les Jeux Olympiques dans une équipe qui comptait notamment une joueuse comme Marta (meilleure joueuse de la FIFA à 5 reprises). J’ai aussi partagé des moments avec Formiga qui, à 40 ans, joue toujours au Paris Saint-Germain. Elle m’impressionne. »

Pour terminer, pendant combien d’années allons-nous encore avoir la chance de vous voir sur les terrains de football ?  

 S. G. J. : « Lors des deux dernières années, je me disais : « allez, tu joues encore une ou deux saisons et tu arrêtes ». Mais, aujourd’hui, je me sens tellement bien que je pense pouvoir faire encore un ou deux ans supplémentaires. On verra comment les choses évoluent, je ne me suis encore rien fixée. Tout dépendra de l’aspect mental. Si dans la tête ça va, le corps suivra. »

*entretien réalisé avant la défaite de la Roche-sur-Yon validant la montée des Messines.

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